Au menu, la formule anti crise

Publié le par Lili

J’ai découvert le menu anti-crise du P’tit Bouchon par un reportage de Vendée TV, la télévision du conseil général. Ils étaient allés rencontrer Vincent et Fabienne Vallin en mars. Avant même la baisse de la TVA à 5,5 % en vigueur depuis le 1er juillet, les patrons de ce restaurant sablais avaient lancé une formule plat-dessert pour 6,50 euros.

 

img_8347.1246556578.JPGQuatre mois plus tard, le menu anti-crise est toujours proposé le jeudi midi. Hier, c’était un duo de poissons, velouté de moules aux épinards et crumble de spéculos aux abricots. “Avec la crise, le mode de consommation des gens a changé au niveau de la restauration, explique Vincent Vallin. Ce n’est plus une priorité. On avait constaté que des gens qui venaient deux ou trois fois dans la semaine ne venaient plus qu’une seule fois. L’idée, c’est donc de proposer un repas à table avec plat et dessert pour le prix d’un sandwich et d’une patisserie sur le remblai.” Avant d’entrer en cuisine, il précise qu’ils ne gagnent pas d’argent sur cette formule mais qu’ils n’en perdent pas non plus.

img_8345.1246556712.JPGL’intérêt est ailleurs. L’emplacement du P’tit Bouchon n’est en effet pas le meilleur : situé rue Nationale, le restaurant est un peu excentré par rapport à ceux du centre-ville et surtout du port. Au bout de deux ans et demi d’activité, Vincent et sa femme ont donc estimé qu’un peu de pub ne ferait pas de mal. “On n’avait pas forcément un budget publicitaire. On a préféré faire de la pub dans l’assiette. C’était une bonne façon de nous faire connaître”, raconte Vincent Vallin. Les médias nationaux et locaux ont fait le reste.

Pour eux, le bilan est positif : les jeudis midis, ils affirment faire 30 ou 40 couverts contre une vingtaine les autres midis où la formule est à 13,50 euros. “On s’est adapté à la situation économique pour maintenir notre activité. C’est un combat concurrentiel, finit par lâcher Vincent Vallin. On n’est pas perdant : ça nous amène des gens de l’extérieur qui ne seraient pas forcément venus chez nous.” La preuve, selon lui, leur chiffre d’affaires est en légère progression par rapport à l’année dernière. Côté clients, c’est aussi la satisfaction. Françoise et Pierre, un couple de retraités en vacances, ont apprécié : “Hier, on est allés au Mc Do et ça nous a coûté le même prix. Entre un fast-food et un repas à table de cette qualité, y a pas photo !”

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Publié dans Loisirs

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